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Comment Airbus utilise la donnée comme levier de croissance

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La donnée au cœur des stratégies d’entreprise

Avec pour ambition de réduire drastiquement le temps de conception d’un avion, Airbus a lancé un programme de Transformation sur l’ensemble du cycle de développement d’un avion. Ce programme repose en autre sur un principe d’interopérabilité de la donnée ce qui nécessite une connaissance partagée de la sémantique des données manipulées par les parties-prenantes de l’entreprise.

Cette approche pour représenter les données métiers, en partant du niveau conceptuel jusqu’à leurs correspondances au niveau logique et physique, est à la base de la continuité numérique du programme. Elle permet à AIRBUS d’agréger des données qui étaient jusqu’alors isolées car gérées en silos. Cette approche s’inscrit dans un cadre plus large d’architecture d’entreprise mené par AIRBUS.

Définition d’un cadre commun entre le métier et l’IT

Un des défis majeurs fut de réunir les collaborateurs métiers et informatiques autour d’une représentation commune de l’information et de la donnée. Pour le relever, CIMPA a mis en place une continuité numérique entre : 

  • la représentation agnostique – c’est-à-dire neutre par rapport aux outils utilisés - de la manière dont les données sont opérées par les métiers
  • la couche logique qui fait le lien entre les représentations existantes (« as is ») et à créer (« to be »)
  • la couche technologique qui définit la manière dont la donnée est stockée.

Ce cadre en trois couches s’inscrit dans un cadre plus large de l’Architecture d’Entreprise, il permet ainsi de fédérer le métier et l’IT sur une compréhension commune de la donnée.

Un modèle basé sur une approche sémantique

Sur la base d’un exemple simplifié et pédagogique, Michel nous a montré comment CIMPA, avec les acteurs impliqués des directions métiers ont réussi à modéliser un sous-ensemble de l’avion dans une vision partagée de tous.

L’enjeu fût de séparer le mode opératoire des métiers de ce qui relève purement du métier. La solution retenue pour décrire le modèle métier est alors basée sur une approche sémantique, « car c’est la seule manière de fédérer les collaborateurs autour d’un sens commun prenant en compte les usages et contextes ».

Il s’agissait ensuite de rendre ces modèles compréhensibles et utilisables par les systèmes d’information (SI). Afin d’une part pour les métiers de pouvoir se reconnaitre dans ces modèles, et d’autre part, pour l’IT de les relier aux données situées dans les bases de données, pour interconnecter les différents SI. C’est ainsi que « pour formaliser la mise en œuvre de la continuité numérique chez Airbus, nous avons adopté et formé les équipes métiers aux pratiques de modélisation de MEGA

Aujourd’hui, il reste à Airbus encore plusieurs défis à surmonter : assurer l’interopérabilité des modèles avec la mise en place d’un référentiel unique pour les centraliser ; et automatiser la création des liens entre la couche logique et technologique.

Pour en savoir plus, visionnez la présentation de Michel Sauvage (20’), et/ou téléchargez les slides de la présentation.

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La donnée au cœur des stratégies d’entreprise

Avec pour ambition de réduire drastiquement le temps de conception d’un avion, Airbus a lancé un programme de Transformation sur l’ensemble du cycle de développement d’un avion. Ce programme repose en autre sur un principe d’interopérabilité de la donnée ce qui nécessite une connaissance partagée de la sémantique des données manipulées par les parties-prenantes de l’entreprise.

Cette approche pour représenter les données métiers, en partant du niveau conceptuel jusqu’à leurs correspondances au niveau logique et physique, est à la base de la continuité numérique du programme. Elle permet à AIRBUS d’agréger des données qui étaient jusqu’alors isolées car gérées en silos. Cette approche s’inscrit dans un cadre plus large d’architecture d’entreprise mené par AIRBUS.

Définition d’un cadre commun entre le métier et l’IT

Un des défis majeurs fut de réunir les collaborateurs métiers et informatiques autour d’une représentation commune de l’information et de la donnée. Pour le relever, CIMPA a mis en place une continuité numérique entre : 

  • la représentation agnostique – c’est-à-dire neutre par rapport aux outils utilisés - de la manière dont les données sont opérées par les métiers
  • la couche logique qui fait le lien entre les représentations existantes (« as is ») et à créer (« to be »)
  • la couche technologique qui définit la manière dont la donnée est stockée.

Ce cadre en trois couches s’inscrit dans un cadre plus large de l’Architecture d’Entreprise, il permet ainsi de fédérer le métier et l’IT sur une compréhension commune de la donnée.

Un modèle basé sur une approche sémantique

Sur la base d’un exemple simplifié et pédagogique, Michel nous a montré comment CIMPA, avec les acteurs impliqués des directions métiers ont réussi à modéliser un sous-ensemble de l’avion dans une vision partagée de tous.

L’enjeu fût de séparer le mode opératoire des métiers de ce qui relève purement du métier. La solution retenue pour décrire le modèle métier est alors basée sur une approche sémantique, « car c’est la seule manière de fédérer les collaborateurs autour d’un sens commun prenant en compte les usages et contextes ».

Il s’agissait ensuite de rendre ces modèles compréhensibles et utilisables par les systèmes d’information (SI). Afin d’une part pour les métiers de pouvoir se reconnaitre dans ces modèles, et d’autre part, pour l’IT de les relier aux données situées dans les bases de données, pour interconnecter les différents SI. C’est ainsi que « pour formaliser la mise en œuvre de la continuité numérique chez Airbus, nous avons adopté et formé les équipes métiers aux pratiques de modélisation de MEGA

Aujourd’hui, il reste à Airbus encore plusieurs défis à surmonter : assurer l’interopérabilité des modèles avec la mise en place d’un référentiel unique pour les centraliser ; et automatiser la création des liens entre la couche logique et technologique.

Pour en savoir plus, visionnez la présentation de Michel Sauvage (20’), et/ou téléchargez les slides de la présentation.