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Digital native, Digital migrant : on refait le match !

Digital Native Digital Migrant
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Jean-François (JF) : Tu prends un sucre ?

Loïc : Non, sans sucre, goût authentique ! Alors qu’as-tu pensé de toutes ces conférences en 2015 ? C’est principalement guidé par les nouvelles technologies de mobilité, du cloud et du big data, non ?

JF : Oui mais les modèles d’affaires sont aussi au centre des débats avec les interventions soulignant les risques de désintermédiation dans les Services avec les Fintech ou l’Industrie avec Google.

Loïc : Si les modèles d’affaires sont au centre des débats c’est aussi car le Digital remet en cause les chaines de valeur traditionnelles. Regarde Uber avec la grogne mondiale des taxis, Amazon avec sa stratégie de diversification et la fameuse longue traine

JF : L’enjeu des sociétés « Digital migrant » est celui de la survie, d’ailleurs, avec le numérique 2 phénomènes sont exacerbés : concentration des acteurs aboutissant à un quasi-monopole, comme pour les GAFA, et les projets lancés sans calcul de ROI pour faire face au risque de redistribution de la valeur en faveur des nouveaux entrants « Digital native ».

Loïc : La survie c’est saisir de nouvelles opportunités que nous offre le Numérique. Prendre des risques OK, mais pas sans filet. Prend l’exemple de la data et les succès obtenus grâce à l’accumulation (datalake) puis l’analyse des données (bigdata). Selon l’OCDE, le système de santé du Grand Shanghai en tire des bénéfices : 30% de réduction sur le coût par patient mais aussi sur le nombre décroissant de pathologies développées, c’est-à-dire en prévention. Grâce au big data l’adage « plutôt prévenir que guérir » prend tout son sens.

JF : Cela remet beaucoup de choses en cause sur la mutualisation. Nous sommes désormais traités individuellement à travers nos données, nos cyber traces dans le temps et l’espace. Les technologies sont déployées avec les lourds investissements réalisés dans les infrastructures Cloud d’Amazon, de Google et de Microsoft, les logiciels type HADOOP, MongoDB et jusqu’aux technologies de la publicité programmatique.

Loïc : Quid des libertés individuelles et de la revente des données personnelles ? Par exemple, y a-t-il différents traitements pour Assange et Zuckerberg ? Le premier poursuivi pour avoir informé gratuitement les citoyens sur les pratiques des gouvernements et le second élu homme du siècle, qui vend les données de millions de citoyens aux industriels et aux gouvernements. C’est à chaque organisation d’avoir de l’éthique.

JF : La Gouvernance des Données et la Privacy sont aujourd’hui des sujets majeurs pour les entreprises. Un autre aspect les impactant de façon importante est la vitesse de délivrance des offres au marché et la frénésie des mises à jour nécessaires pour une meilleure expérience client (sites mobiles, …). Yves Caseau, CDO d’Axa, est certainement l’un de ceux qui en parle le mieux en intégrant les démarches de Lean Software Factory et Lean Startup.

Loïc : Tu sous-entends plus de flexibilité et d’agilité. Pour faire cela, le grand Artisan est le DSI qui devient un Centre de Service répondant aux demandes croissantes de ses clients : marketing, ventes, … Il soutient l’innovation et ne se limite plus seulement au fonctionnement des systèmes existants.

JF : Tu y vas un peu fort. Le DSI est pour partie mis en risque par ses fournisseurs de toujours, éditeurs devenus offreurs de services, SS2I devenues ESN. Toute l’entreprise accède directement à un service numérique Cloud. Quelle est sa place au milieu des IAAS, SAAS et PAAS ? Il me semble que son rôle doit évoluer vers plus d’intégration, d’architecture et de gouvernance.

Loïc : Je suis d’accord avec toi, mener des programmes d’architecture d’entreprise et de rationalisation du parc applicatif permettra au DSI de gagner en flexibilité, d’optimiser ses coûts et de devenir ainsi l’acteur central des nouvelles initiatives de transformation digitales ou numériques.

JF : Parfait, tu me sembles prêt à retourner travailler.

Billet de blog co-écrit avec Loïc René, Chargé de développement commercial et marketing

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Jean-François (JF) : Tu prends un sucre ?

Loïc : Non, sans sucre, goût authentique ! Alors qu’as-tu pensé de toutes ces conférences en 2015 ? C’est principalement guidé par les nouvelles technologies de mobilité, du cloud et du big data, non ?

JF : Oui mais les modèles d’affaires sont aussi au centre des débats avec les interventions soulignant les risques de désintermédiation dans les Services avec les Fintech ou l’Industrie avec Google.

Loïc : Si les modèles d’affaires sont au centre des débats c’est aussi car le Digital remet en cause les chaines de valeur traditionnelles. Regarde Uber avec la grogne mondiale des taxis, Amazon avec sa stratégie de diversification et la fameuse longue traine

JF : L’enjeu des sociétés « Digital migrant » est celui de la survie, d’ailleurs, avec le numérique 2 phénomènes sont exacerbés : concentration des acteurs aboutissant à un quasi-monopole, comme pour les GAFA, et les projets lancés sans calcul de ROI pour faire face au risque de redistribution de la valeur en faveur des nouveaux entrants « Digital native ».

Loïc : La survie c’est saisir de nouvelles opportunités que nous offre le Numérique. Prendre des risques OK, mais pas sans filet. Prend l’exemple de la data et les succès obtenus grâce à l’accumulation (datalake) puis l’analyse des données (bigdata). Selon l’OCDE, le système de santé du Grand Shanghai en tire des bénéfices : 30% de réduction sur le coût par patient mais aussi sur le nombre décroissant de pathologies développées, c’est-à-dire en prévention. Grâce au big data l’adage « plutôt prévenir que guérir » prend tout son sens.

JF : Cela remet beaucoup de choses en cause sur la mutualisation. Nous sommes désormais traités individuellement à travers nos données, nos cyber traces dans le temps et l’espace. Les technologies sont déployées avec les lourds investissements réalisés dans les infrastructures Cloud d’Amazon, de Google et de Microsoft, les logiciels type HADOOP, MongoDB et jusqu’aux technologies de la publicité programmatique.

Loïc : Quid des libertés individuelles et de la revente des données personnelles ? Par exemple, y a-t-il différents traitements pour Assange et Zuckerberg ? Le premier poursuivi pour avoir informé gratuitement les citoyens sur les pratiques des gouvernements et le second élu homme du siècle, qui vend les données de millions de citoyens aux industriels et aux gouvernements. C’est à chaque organisation d’avoir de l’éthique.

JF : La Gouvernance des Données et la Privacy sont aujourd’hui des sujets majeurs pour les entreprises. Un autre aspect les impactant de façon importante est la vitesse de délivrance des offres au marché et la frénésie des mises à jour nécessaires pour une meilleure expérience client (sites mobiles, …). Yves Caseau, CDO d’Axa, est certainement l’un de ceux qui en parle le mieux en intégrant les démarches de Lean Software Factory et Lean Startup.

Loïc : Tu sous-entends plus de flexibilité et d’agilité. Pour faire cela, le grand Artisan est le DSI qui devient un Centre de Service répondant aux demandes croissantes de ses clients : marketing, ventes, … Il soutient l’innovation et ne se limite plus seulement au fonctionnement des systèmes existants.

JF : Tu y vas un peu fort. Le DSI est pour partie mis en risque par ses fournisseurs de toujours, éditeurs devenus offreurs de services, SS2I devenues ESN. Toute l’entreprise accède directement à un service numérique Cloud. Quelle est sa place au milieu des IAAS, SAAS et PAAS ? Il me semble que son rôle doit évoluer vers plus d’intégration, d’architecture et de gouvernance.

Loïc : Je suis d’accord avec toi, mener des programmes d’architecture d’entreprise et de rationalisation du parc applicatif permettra au DSI de gagner en flexibilité, d’optimiser ses coûts et de devenir ainsi l’acteur central des nouvelles initiatives de transformation digitales ou numériques.

JF : Parfait, tu me sembles prêt à retourner travailler.

Billet de blog co-écrit avec Loïc René, Chargé de développement commercial et marketing